REC Rugby, une nouvelle ère pour le club ?

Publié le 18 octobre 2022

Suite à l’incroyable accession obtenue l’an dernier (saison 2021-22) et son titre de championne de France de Fédérale 1, l’équipe du REC Rugby se retrouve cette année en Nationale. Si l’accession à l’échelon national implique un changement d’adversité, le quotidien des joueurs n’a pas fondamentalement évolué. La recette du succès, avec un niveau d’engagement et de solidarité constant, est toujours d’actualité. La preuve avec Théo Platon, arrière ailier depuis quatre ans au club. Retrouvez l’entretien complet, réalisé au siège du groupe Lamotte, ce mardi 11 octobre.

Théo Platon, arrière ailier au REC Rugby - Entraînement - Lamotte

On t’a quitté en fin de saison dernière, avec une blessure au bras à Limoges. Comment s’est passé ton retour ? Et as-tu pleinement récupéré ?

Depuis le 4 avril, date de ma blessure, on est rendu à 6 mois. J’ai pu reprendre partiellement au bout de 4 mois. Je n’ai pas encore tout récupéré. Au vu du type de blessure, je savais que ça mettrait plusieurs années pour récupérer toute ma force, surtout par rapport à l’autre bras. Sur le terrain, en tout cas, je n’ai plus aucune contrainte qui me pénalise.

J’ai pu reprendre lors de la présaison. Ce que je pouvais faire était limité au début, donc ça a été une reprise progressive, après un démarrage sans contact. Et je ne faisais pas forcément tout. J’ai certes raté la fin de saison, mais au moins j’ai pu reprendre immédiatement la nouvelle saison.

Avec le titre en Fédérale 1 et l’accession au niveau national, as-tu noté des changements particuliers dans le club ou en matière de préparation ?

On est dans la continuité de l’année dernière. Il faut surtout ‘digérer’ le titre. Mais aussi intégrer tous les nouveaux et répondre aux exigences de cette division. Il y a plus d’exigence aux entraînements, mais pas de grosse révolution dans les méthodes-même de préparation. On avait déjà un fonctionnement qui peut coller au haut niveau, en termes de nombre de séances. En rajouter n’avait pas forcément d’intérêt.

Il y a eu des départs qui aboutissent à des arrivées, d’autant plus après un titre de champion de France, parce que les joueurs qui ont brillé sont logiquement sollicités.

Comment juges-tu le début de saison du club ?

Compliqué mais encourageant. Avec le titre en Fédérale 1, il y a eu une coupure assez courte pour certains, donc une préparation physique plus courte. Jusqu’ici, nous avons montré de la timidité, peut-être liée à notre légitimité à ce niveau. Mais le dernier match contre Bourg-en-Bresse est certainement un révélateur pour dire qu’on peut rivaliser contre les gros.

Et à titre personnel ?

C’était un challenge de coller au groupe et d’être à 100% pour pouvoir rejouer. Ça a pu se faire, donc c’est une première satisfaction. Maintenant, mon objectif est d’enchainer le plus possible.

Théo Platon, arrière ailier au REC Rugby - Lamotte

Au quotidien, comment sont organisées tes journées et semaines ?

J’ai un statut VRP en tant que conseiller transaction donc je n’ai pas à répondre à des horaires fixes de 9h à 18h. Je peux adapter mes horaires en fonction des contraintes des clients en termes de rendez-vous professionnel. Je peux ainsi jongler avec le rugby. Mon métier principal reste conseiller transaction dans l’immobilier. Et aujourd’hui, je fais en sorte de ne pas pénaliser mon travail avec le rugby.

Justement, peux-tu nous parler de ton arrivée au REC et dans le secteur immobilier ?

Ca fait 4 ans que je suis arrivé. J’ai signé mon contrat au REC Rugby en juin-juillet 2018. J’ai voulu me reconverti après une formation d’éducateur sportif (Brevet Professionnel JEPS). J’avais fait un an au Rheu auparavant, où je connaissais pas mal de joueurs depuis mon expérience au RC Vannes. J’y ai commencé ma reconversion commerciale, sans aucune formation.

J’avais ce double projet (sportif et de reconversion) qui matchait bien avec Lamotte. J’ai pu rentrer en alternance chez Lamotte et faire mon BTS, tout en continuant à jouer au rugby. D’autant plus que c’est l’année où le REC Rugby est monté pour la première fois en Fédérale 1.

Retour au rugby. L’un des temps forts de la saison dernière et des phases finales a été le fameux discours d’Alex Guéroult, qui a fait le tour des réseaux sociaux. Peux-tu nous en parler ?

Le discours a fait parler (même jusqu’à l’émission radio du Super Moscato Show sur RMC). Notre capitaine ne pensait pas que ça allait prendre autant d’ampleur. Les caméras ont aidé à relayer ce moment, sinon ce serait resté dans l’intimité du vestiaire. C’était un moment fort, imprévu, à l’instinct. Alex ne prépare pas particulièrement ses discours, il l’a sorti comme ça.

Comment vois-tu la suite de la saison ? (NDLR : après cinq matchs, le REC Rugby est dernier de la poule avec 2 points)

L’objectif, c’est le maintien. Et le plaisir. Gagner amène le plaisir. Le plaisir du jeu, c’est toujours important. Même s’il y a la pression du niveau et de l’enjeu, ça reste un jeu. Donc il faut réussir à prendre du plaisir, sans cela, c’est plus compliqué.

Le groupe est homogène, tout le monde s’est bien intégré. On fait en sorte de conserver des valeurs qui sont essentielles pour passer une belle saison sur et en dehors des terrains.

Théo Platon, arrière ailier au REC Rugby - Équipe - Lamotte

Un dernier mot pour conclure. Qu’est-ce qui fait l’essence du REC Rugby ?

Une bonne ambiance, de la cohésion et du travail.

Crédits photos : © Dom35-Rugby

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