Des habitats participatifs

Lamotte s’engage dans la dynamique d’habitat participatif et accélère le développement de ces dynamiques citoyennes. Présentation du concept d’habitat participatif et des programmes menés par le groupe Lamotte en concertation avec les riverains.

L’habitat participatif, une démarche citoyenne encadrée par la loi Alur

La Loi n°2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR, définit les contours de l’habitat participatif. L’objectif de la loi est de créer de nouvelles formes d’habitat et de faciliter l’accession au logement.

Le bon fonctionnement de l’habitat participatif repose sur la co-construction des projets, le partage et la solidarité au sein de la coopérative ou de la société d’attribution afin de favoriser les conditions du bien-vivre ensemble.

Pourquoi l’habitat participatif a du sens

Comme le pointe le rapport Girometti – Leclercq sur la qualité du logement, les épisodes de confinement et la crise sanitaire ont révélé voire renforcé certaines difficultés comme “le manque d’espace et de prolongations extérieures”.

Selon les auteurs du rapport, l‘amélioration des logements est “absolument nécessaire au regard des grands défis environnementaux, économiques et sociaux actuels”.

Notre engagement pour l'habitat participatif - Lamotte

C’est justement tout le sens des projets d’habitat participatif :

Les valeurs et engagements de l’habitat participatif

L’habitat participatif passe nécessairement par les habitants. Il n’y a pas de montage clés en main. La gouvernance de projet est partagée entre autres avec un groupe de citoyens qui formalisent le plan d’immeuble et le modèle économique.

En vue de la création de logements sur-mesure, les associés au sein du projet réfléchissent et définissent ensemble leurs besoins avant la construction. Cette phase porte sur tout l’aménagement et le fonctionnement des espaces communs : l’orientation du bâti, le choix des matériaux, la surface et l’ajout de pièces extérieures, la gestion des déchets…

Mais cela va bien au-delà puisque la dimension collective de l’habitat participatif implique un mécanisme de solidarité et l’implication des habitants dans la gestion de l’immeuble. La mixité sociale, le partage de valeurs environnementales et l’adhésion à une vie communautaire sont inhérents à ce type de projet.

Les statuts juridiques de l’habitat participatif

Il existe plusieurs statuts juridiques possibles. Les sociétés coopératives d’habitants sont composées d’associés coopérateurs qui vont construire ou acquérir un immeuble avant d’en assurer ensuite la gestion et l’entretien. Les associés ont la jouissance de logements et d’espaces partagés.

Les sociétés d’attribution et d’autopromotion attribuent à leurs associés la jouissance ou la propriété de logements et peuvent pour cela construire un immeuble. À l’inverse des coopératives d’habitants, ces sociétés peuvent donner lieu à des copropriétés.

Quelle que soit la forme choisie, le socle et les critères de réussite restent les mêmes. À savoir que la coopérative ou société ne fonctionne qu’à condition de transparence, de partage de sens et d’adhésion commune.

Lamotte s’engage dans les projets d’habitat participatif et de co-construction

Créer du lien social, favoriser le bien vieillir, privilégier les pratiques écoresponsables pour protéger l’environnement, comptent parmi les enjeux majeurs de la société de demain. Lamotte s’engage durablement et apporte de nombreuses réponses en proposant de l’habitat participatif sur ses programmes.

Habitants, collectivités, associations et Lamotte s’associent dans un processus vertueux pour relever ensemble les défis de la cohésion sociale et de l’écologie. Quelques exemples de projets réalisés en co-construction avec l’habitat participatif et la concertation des riverains et des collectivités comme leitmotiv :

La Forêt des Groues à Nanterre (92)

L'habitat participatif à La Forêt des Groues à Nanterre - Lamotte

C’est sous la houlette de l’architecte Sonia Cortesse (agence ADSC), que Forêt des Groues a été imaginée, avec Christian Hackel (agence M’Cub) et Julien Beller (agence Le 6B), en collaboration avec Olivier Van Poucke (Bacage Paysage). Le projet a séduit par son approche participative. En effet, sur ce programme immobilier situé sur le secteur Hanriot de la ZAC, les habitants vont pouvoir s’impliquer dans la conception des logements.

Objectif : imaginer, très en amont, d’autres manières d’habiter.

Une partie des appartements vont notamment être entièrement co-conçus en mode participatif. Une dizaine d’habitants vont ainsi être fédérés en coopérative.

Les autres bâtiments vont également impliquer les futurs acquéreurs : cela pourra aller de la simple rencontre des futurs voisins à la co-conception (intégration des souhaits en amont des conceptions)..

Lamotte montre encore sa volonté de s’inscrire dans une démarche innovante de conception de l’habitat de demain. Toujours à l’écoute et fort de ses valeurs humaines qui font son ADN, Lamotte prouve dans ce projet sa capacité d’adaptation aux attentes et aux besoins des populations et collectivités d’aujourd’hui.

Les Simones, tiers-lieux pour vivre mieux, à Bagneux (92)

Dans le cadre de l’appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris » Lamotte a été nommé lauréat pour le projet portant sur le site Blanchard/Croizat-Fortin à Bagneux, avec le programme « Le temps sur mesure » mené en co-promotion avec Brémond.

Ce projet d’aménagement et de construction, co-conçu avec la ville, est doté d’un principe de préfiguration qui favorise l’animation du site avant le démarrage des travaux. Un principe d’occupation temporaire accompagne le programme pour activer les lieux sans attendre leur transformation. C’est donc dans ce cadre qu’est né « Les Simones, tiers-lieu pour vivre mieux ». Cet espace est dédié à l’alimentation saine et locale, à la réduction des déchets et à la santé naturelle. Il va regrouper un espace dédié à l’économie sociale et solidaire et un espace de santé naturelle dédié à la pratique professionnelle des médecines alternatives (sophrologie, naturopathie…).

Le programme “Respirations” à La Chapelle-sur-Erdre (44)

Aux portes de Nantes, la mairie de la Chapelle-sur-Erdre engage un vaste programme de renouvellement urbain et notamment dans son quartier du Bois Fleuri, situé en bordure des voies du tram-train. C’est dans ce contexte que Lamotte a remporté, avec l’atelier d’architectes-paysagistes FAAR, la réalisation d’un projet : Respirations, se présentant comme un nouvel espace de vie attractif. Situé en proximité immédiate du pôle multimodal, il a également vocation à favoriser le lien social.

Aux côtés de Lamotte, l’assistant à maîtrise d’ouvrage Courtoisie Urbaine anime une démarche dynamique d’implication habitante. Le dialogue citoyen autour du projet est appuyé par des ateliers qui mobilisent les riverains sur des thématiques urbaines et environnementales comme par exemple l’organisation des futurs espaces publics…

Lamotte réinvente l’environnement de travail à Chantepie (35)

Dans le cadre de la ZAC « Bocage Citadin » à Chantepie près de Rennes, Lamotte et Espacil ont remporté, avec le concours des agences COBE Architecture et MCA, le maxi-lot 3 de la ZAC, appelé « Les Clairières Boisées ». Ce projet à dominante de logements familiaux intègre néanmoins quelques cellules commerciales et d’activité en rez-de-chaussée.
Sur le programme immobilier à Chantepie aussi, Lamotte a choisi de mobiliser Courtoisie Urbaine comme assistant à maîtrise d’usage afin de travailler ensemble sur ces locaux de manière participative et proposer de réinventer l’environnement de travail.

Les enjeux sont multiples :

  • Créer, en lien avec la collectivité, une réelle émulation autour de ces locaux en proposant une démarche d’accompagnement poussée à destination d’acteurs locaux qui ne trouvent pas aujourd’hui leur outil de travail.
  • Proposer ces locaux à des acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), souvent un peu éloignés des réseaux « traditionnels » de commercialisation.
  • Chercher à apporter sur le site des activités qui servent le projet global, via des services aux habitants par exemple

Enfin, l’esprit participatif du projet ne se limitera pas seulement à ces locaux d’activité. En effet, en cours de commercialisation, plusieurs ateliers seront mis en place avec les premiers habitants afin de « programmer » ce que seront les espaces communs : jardin potager, terrain de pétanque… ? Ce sont les futurs habitants qui vont décider et réfléchir ensemble à la gestion de ces espaces.

Le témoignage de Benoît Violet, Directeur Opérationnel en Île-de-France pour Lamotte

Ce que je retiens du programme de la Forêt des Groues à Nanterre (Hauts-de-Seine), c’est une ‘très belle expérience conforme aux valeurs et aux engagements” de Lamotte. Nous avons su “mettre de l’humain dans l’acte de construction, ouvrir le champ des possibles”.

Nous avons fait preuve d’agilité, d’écoute et d’adaptabilité, afin de répondre aux besoins et attentes de toutes les parties de manière fine et précise. Les coopérateurs, qui ont été associés lors de toutes les phases du projet avec les différents interlocuteurs, sont rassurés.

Notre engagement ne s’arrête pas à la construction de la ZAC des Groues. Nous allons accompagner – pendant 24 mois – les acquéreurs, souvent des primo-accédants, dans la mise en vie de la copropriété, afin qu’ils puissent se l’approprier et créer du mieux-vivre ensemble.

Le témoignage de Rabia Enckell, Fondatrice et Dirigeante de Courtoisie Urbaine

Rabia Enckell a fondé l’agence Courtoisie Urbaine en 2012. Rabia et son équipe ont pour ambition continue d’associer les habitants, très en amont de la fabrique du projet, dans la programmation et la conception de leur logement et leurs espaces partagés.

Cette démarche, en plus de performer l’acte de construire, “rend les projets plus inclusifs” et plus en adéquation avec les nouveaux modes d’habiter.

Pour Les Groues à Nanterre, dont un ensemble immobilier de 7 logements privatifs (porté par Lamotte) et des communs sont réservés à la coopérative, notre démarche commune avec les équipes Lamotte a été “de faire nôtre la politique de la ville de Nanterre, reprise par l’aménageur Paris La Défense et de la décliner en un programme immobilier maîtrisant finement l’ensemble des étapes de développement du projet”.

Rabia Enckell, Fondatrice et Dirigeante de Courtoisie Urbaine - Lamotte
Crédit photo : © Courtoisie Urbaine

Proposer une coopérative d’habitants consiste à apporter une offre logement adaptée mais aussi des solutions de solvabilité des ménages maintenus éloignés du marché de l’offre neuve. Le succès de la coopérative requiert aussi le savoir-faire d’un “opérateur avec une capacité de construire et de maîtriser les travaux selon un échéancier et un coût objectifs”.

Faire rencontrer dynamiques citoyennes et opérateur privé est une façon de faire se rencontrer une efficacité opérationnelle et capital humain. Nous portons cela avec la même intensité.” Avec Lamotte, une relation de confiance s’est instaurée et la proximité de l’opérateur rassure les habitants. D’ailleurs, il y a une récurrence dans les projets avec le groupe immobilier, puisque – en plus de Nanterre – nous travaillons ensemble sur des programmes d’habitat participatif à Sarcelles (Val-d’Oise) et Bagneux (Hauts-de-Seine).

Pour notre projet La Forêt des Groues, nous avons saisi l’existence de la coopérative pour lancer un “mouvement participatif” à l’échelle de notre macro-lot, un bout de quartier des Groues pour mieux faire vivre le futur quartier. “Les coopérateurs, des ménages nanterriens, sont les pionniers qui peuvent agréger d’autres habitants et transmettre les clés du territoire, faire ensemble“. Les accompagner est une manière de prolonger l’esprit participatif pour embarquer les habitants des autres lots.

Courtoisie Urbaine apporte un accompagnement global à l’ensemble des futurs habitants et propose des ateliers pour permettre de former les acquéreurs pour une mise en vie de la copropriété. “Nous avons, avec Les Groues, le positionnement d’un maître d’ouvrage qui cherche à améliorer la capacité des ménages à accéder à la propriété et à réinventer la cellule d’habitat. Avec les effets des confinements et de la crise sanitaire, les habitants deviennent très exigeants”, tant en matière de confort que d’esthétique, “et ne recherchent plus uniquement la situation du logement”.

Ainsi, partout en France et quelle que soit l’ampleur du projet, Lamotte s’attache à proposer des démarches innovantes qui placent les futurs habitants au cœur de leurs habitats. À l’écoute des tendances qui révolutionnent l’habitat de demain et des territoires, le groupe s’engage donc durablement et avec bienveillance.

OUi aux initiatives sociétales !