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Luke Berry en route vers Sainte-Maxime… et la Route du Rhum 2026

Publié le 17 avril 2026

En route vers Portimao à bord de l’Ocean Fifty Le Rire Médecin – Lamotte, Luke Berry a entamé un premier entraînement en « faux solo », avec toutes les manœuvres réalisées seul. Après un passage du Cap Finisterre dans des conditions engagées et un nouveau front dans la nuit de lundi à mardi, la descente vers l’Espagne se poursuit pour rejoindre Sainte-Maxime le 28 avril. Avec la Route du Rhum – Destination Guadeloupe comme objectif majeur en 2026.

Sommaire :

  1. Un premier entraînement en faux solo
  2. Un départ sous le signe de la préparation
  3. Des conditions engagées dans le Cap Finisterre
  4. Une étape clé avant Sainte-Maxime
Luke Berry - Faux solo vers Sainte-Maxime - Lamotte

Un premier entraînement en faux solo avant le départ du 28 avril

Parti dimanche 12 avril en direction de Portimao (sud du Portugal) à bord de l’Ocean Fifty Le Rire Médecin – Lamotte, Luke Berry a entamé une séquence importante de sa préparation. Plus qu’un simple convoyage, cette navigation prend la forme d’un premier entraînement en « faux solo », un format exigeant dans lequel le skipper réalise seul l’ensemble des manœuvres à bord.

À ses côtés, Greg est bien présent, mais dans un rôle très précis : il assure uniquement la veille pendant les périodes de repos de Luke. Pour le reste, le skipper enchaîne seul les réglages, les changements de voiles et toutes les actions nécessaires à la bonne marche du bateau. Une mise en situation concrète, au plus proche des conditions qu’il retrouvera bientôt en course.

Luke Berry doit arriver à Sainte-Maxime d’ici au 28 avril pour prendre le départ de l’Act 1 des Ocean Fifty Series, le championnat des OC50.

Un départ placé sous le signe de la préparation

Dès le début de cette navigation, l’objectif est clair : transformer cette descente vers le sud en véritable phase de travail. En optant pour ce fonctionnement en faux solo, Luke Berry cherche à retrouver les automatismes, affiner ses repères et renforcer son endurance dans des conditions réelles.

Ce type d’entraînement permet de tester bien plus que la performance pure. Il mobilise la concentration, la gestion de l’effort, la lucidité dans les manœuvres et la capacité à enchaîner malgré la fatigue. Des paramètres essentiels à l’approche d’un départ de course.

L’heure des premières navigations en solitaire a sonné !
Une fois le bateau remis à l’eau, on a enchaîné les navigations techniques pour remettre chaque bout à sa place et vérifier que tout fonctionne.
Il est temps de commencer les entraînements en solo, enfin, faux solo. Une personne de l’équipe technique est à bord pour surveiller mais ne touche à rien.
Pour l’instant, ça se passe super bien, j’ai eu de super sensations, je connais bien le bateau maintenant, donc j’ai vite repris mes marques.

Luke Berry

Un passage du Cap Finisterre dans des conditions engagées

Lundi, Luke Berry a franchi le Cap Finisterre dans une ambiance déjà bien installée : mer formée, humidité, fraîcheur et navigation soutenue. Des conditions qui rappellent immédiatement l’exigence de l’exercice, surtout lorsqu’il s’agit de manœuvrer seul.

Cette phase du parcours et de la préparation illustre parfaitement l’intérêt de ce convoyage actif : confronter le skipper à des conditions concrètes, loin d’un simple transit, pour continuer à monter en puissance.

Dans la nuit de lundi à mardi, un nouveau front est venu compliquer la progression du bateau, avec une accélération du vent liée à un phénomène de compression. Là encore, cette séquence offre un terrain d’entraînement particulièrement formateur.

Malgré ces conditions soutenues, la navigation se poursuit normalement et la descente vers l’Espagne continue, dans une logique de préparation rigoureuse et de montée en intensité.

Une étape clé avant Sainte-Maxime… et la Route du Rhum

Au fil des milles, cet entraînement en faux solo permet au skipper de se remettre dans le rythme, de tester son niveau d’endurance et de valider ses sensations dans un contexte exigeant.

Le cap est désormais fixé sur Sainte-Maxime. D’ici là, chaque heure passée en mer compte. Cette navigation constitue une étape importante dans la construction de la performance, en conditions réelles, afin d’arriver prêt le jour J.

L’objectif principal de la saison reste la Route du Rhum 2026, au départ de Saint-Malo le 1er novembre. À ce jour et selon la liste officielle publiée, 118 bateaux sont inscrits sur la course transatlantique :

  • 6 concurrents en Ultim ;
  • 11 en Ocean Fifty, dont Luke Berry sur Le Rire Médecin – Lamotte ;
  • 26 en Imoca ;
  • 47 en Class40.

Crédit photo : © LB Sailing