Les 20 questions fréquentes des primo-accédants sur le PTZ
Acheter son premier logement est souvent un mélange d’enthousiasme… et de doutes. Le prêt à taux zéro (PTZ) est l’aide la plus connue pour faciliter la primo-accession, mais c’est aussi celle qui suscite le plus de questions. Suis-je vraiment éligible ? Quel montant puis-je obtenir ? Le PTZ est-il réservé au neuf ? Parce que les règles du PTZ évoluent régulièrement en fonction des lois de finances, il est parfois difficile de s’y retrouver. En attendant les éventuels changements liés au budget 2026, retrouvez les réponses aux principales questions que se posent les primo-accédants. Conditions d’éligibilité, plafonds de revenus, quotité, zonage, démarches administratives… Tout y passe !
Sommaire :
- Conditions d’éligibilité
- Montant, quotité et zone géographique
- Démarches & relations avec la banque
- Particularités achat neuf vs. ancien
- Cas sensibles & erreurs fréquentes

Les questions liées aux conditions d’éligibilité
Le prêt à taux zéro est un dispositif public d’aide à l’accession à la propriété. Il est réservé aux ménages qui achètent leur résidence principale pour la première fois et vient en complément d’un prêt immobilier classique. Il ne peut jamais financer la totalité du projet.
Un primo-accédant est une personne qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des 2 dernières années, sauf exceptions (handicap, catastrophe naturelle, divorce avec perte du logement…).
Les plafonds sont progressifs et dépendent à la fois de la zone géographique, du nombre d’occupants et du revenu fiscal de référence de l’année N-2. Beaucoup de ménages s’excluent du dispositif, à tort.
Le respect des conditions est vérifié pour chaque personne du foyer. Si un membre du ménage a a été propriétaire récemment, le PTZ est en principe refusé.
Exemple :
Un couple avec deux enfants, primo-accédant en zone B1, avec 62 000 € de revenus annuels (RFR), appartient à la 3e tranche de revenus.
Il peut financer jusqu’à 40% de son projet via le PTZ, alors qu’il se pense initialement exclu du dispositif.
Montant, quotité et zone géographique en 2026
La quotité correspond à la part du projet finançable par le PTZ. Ce pourcentage tient compte de deux critères : le type de bien acheté (habitat collectif ou individuel) et de la tranche de revenus à laquelle les acquéreurs appartiennent. Le PTZ peut financer jusqu’à 50% du coût total de l’opération, dans la limite des plafonds fixés par l’État.
Pour une opération en zone A, si 5 personnes au moins sont destinées à occuper le foyer, le montant du prêt peut aller jusqu’à 180 000 €, soit la moitié de 360 000 €.
Oui. Le zonage ABC influence directement le montant du PTZ accordé. Les zones tendues (A, Abis, et B1) sont ainsi plus favorisées, cela en raison du coût de l’immobilier.
Non. Le PTZ est toujours un prêt complémentaire : il doit être associé à un prêt bancaire classique, un prêt employeur, un prêt aidé ou un apport personnel.
Les questions sur les démarches et les relations avec la banque
Non. La demande est intégrée au montage du prêt immobilier par la banque.
Non, seules les banques ayant signé une convention avec l’État sont susceptibles de proposer un prêt sans intérêt. Les banques traditionnelles en font partie. En revanche, les banques en ligne ne sont pas toutes habilitées à en délivrer.
Oui, le prêt à taux zéro peut se cumuler avec un prêt bancaire classique, le prêt d’accession sociale (PAS), le prêt épargne logement, le prêt Action Logement, l’éco-PTZ, MaPrimeRénov’… Des aides locales de la part des collectivités sont également possibles.
Oui, le PTZ inclut souvent une période de différé de remboursement, qui peut aller de 2 ans jusqu’à 10 ans maximum, selon votre tranche de revenus. Cela signifie que vous ne remboursez que votre prêt principal lors des premières années.

Les particularités liés à l’achat immobilier neuf vs. l’ancien
Depuis le 2 avril 2024, le PTZ dans l’immobilier ancien est possible uniquement dans les zones détendues du territoire (zones B2 et C). Le prêt est accordé à condition de réaliser des travaux importants, représentant au moins 25% du coût total de l’opération.
Le PTZ dans l’ancien concerne uniquement les zones B2 et C, où la tension immobilière est la moins élevée. Le montant du PTZ dans l’ancien (hors éco-PTZ ou autre aide) est donc plus limité que dans le cadre d’une primo-accession dans le neuf.
Le PTZ peut financer l’achat d’un logement ancien, si les travaux portent sur l’économie d’énergie ou l’amélioration du bien. Sont concernés la création, la modernisation, l’assainissement et l’aménagement de surfaces habitables ou annexes.
Les travaux d’amélioration ou d’économie d’énergie doivent être achevés dans un délai maximal de 3 ans, à partir de la date d’émission de l’offre du prêt à taux 0.
Les cas sensibles et les erreurs fréquentes
Si vous n’avez pas été propriétaire au cours des deux dernières années, vous pouvez souscrire un prêt à taux zéro.
Le PTZ doit alors être remboursé par anticipation, à moins qu’il ne soit transféré sur une nouvelle acquisition éligible, comme une nouvelle résidence principale.
Non, le prêt à taux zéro ne finance ni les frais de notaire, ni les frais annexes.
Actuellement, et dans l’attente de la validation définitive du budget pour 2026, aucun amendement n’a été déposé pour faire évoluer le dispositif d’accession à la propriété. Toutefois, des changements peuvent intervenir en cours d’année, en matière de plafonds de revenus, quotité, recentrage géographique, éligibilité dans l’ancien…
Le prêt à taux zéro est un véritable levier pour devenir propriétaire, à condition d’en comprendre les règles… et surtout les effets concrets sur votre projet. Éligibilité, montant, zonage, montage bancaire : chaque situation est différente, et une mauvaise interprétation peut parfois suffire à passer à côté d’une aide précieuse.
Chez Lamotte, nous accompagnons depuis de nombreuses années des primo-accédants dans leur première acquisition, en tenant compte à la fois du cadre réglementaire et de la réalité du terrain. Si vous vous interrogez sur votre éligibilité au PTZ ou sur la meilleure façon de l’intégrer à votre projet immobilier, nos équipes sont à votre disposition pour en discuter.
Crédits photos : © Sébastien Marchand, Sébastien Randé